Paramètres anormaux

 

 

Principes


L’examen du malade se fera à intervalles réguliers.

- à l’arrivée sur les lieux de la prise en charge

- lors du départ

- à l’arrivée à destination

- pendant le transport si des modifications apparaissent

 

On recueille les plaintes du malade, son comportement, ses douleurs, mais surtout ses constantes physiologiques ou paramètres, éventuellement à l’aide des outils de mesure.

 

 

Paramètres neurologiques


 

Conscience ou réponse à la voix


 

 

Conscient

C'est plutôt rassurant...

Les réponses doivent être cohérentes et claires.

On demande par ex.:

" Comment vous-appelez-vous ?"
" Quelle année sommes nous?"

On dit que la victime est "orientée".

 

Confusion

Le dialogue est possible, mais les réponses sont confuses.

On dit que la victime est "désorientée".

 

Somnolence

Le malade dort mais, contrairement au sommeil, la stimulation ne le réveille qu'imparfaitement. Il reste "obnubilé".

Il répond mal aux questions ou gémit simplement, mais le contact avec le malade est possible.

Surtout dès que l'on ne le stimule plus il s'endort . Mais ce n'est pas un vrai sommeil.

 

Agité

C'est un signe d'appel qu'il ne faut pas négliger.

 

Convulsif

La crise d'épilepsie ou convulsion se manifeste par :

- une perte brutale de connaissance avec parfois blessure

- puis une phase de quelques secondes où le malade est raide, immobile, les muscles contractés, la respiration bloquée avec légère cyanose mais les pouls sont perçus.

- puis pendant plusieurs minutes, le malade est agité, avec des mouvements incoordonnés et morsure de la langue.

- suit une phase d'inconscience avec perte des urines, de durée variable.

Il est important de noter le côté où a débuté la crise.

 

Inconscient

La stimulation du malade est sans effet. Il ne répond à aucune question, à aucun ordre.

 

La perte de connaissance brève ou P.C.

Brutalement le malade tombe, et peut se blesser. Il est inconscient, il n’a plus de contact avec l'extérieur, mais la respiration et le pouls sont présents. Puis rapidement le malade reprend ses esprits... On parle aussi "d'évanouissement".
Il ne se souvient pas du malaise.

 

Coma

L'inconscience est totale et ... durable. La profondeur se note par la stimulation douloureuse. il est difficile d'estimer la profondeur du coma.

Le SAMU utilise des cotations très techniques comme le score de Glasgow.

Pour l’ambulancier, le plus simple est de distinguer : le coma léger d'un coma profond.

De toute façon cette évaluation sera toujours subjective.
Plus que la profondeur, l'important est de surveiller l'évolution du coma. Le coma s’aggrave-t-il ou bien y-a-t’il une amélioration ?

Il existe une cotation simple et classique :

 

- coma léger ou stade 1 :

Il réagit à l'appel de la voix après stimulation. Ses réflexes de déglutition et de toux sont conservés

 

- coma réactif ou coma stade 2 :

Il n’y a plus de réponse à la voix forte, mais bouge au pincement fort.

Bien que diminués, les réflexes de sécurité sont conservés. Les fonctions respiratoires et cardio-circulatoires  sont peu altérées.

 

- coma profond ou coma stade 3 :

Il ne réagit plus au pincement fort, la langue obstrue le pharynx. Le malade supporte une canule dans la bouche. Tous les réflexes de défense et de sécurité ont disparu: réflexe de déglutition, réflexe laryngé, réflexe de toux. Il peut avoir besoin d'une assistance ventilatoire.

 

- coma stade 4 :

Il n'existe plus aucun réflexe, le pouls et la respiration sont présents mais faiblement. Une ventilation artificielle est obligatoire. L'électroencéphalogramme (E.E.G ou enregistrement électrique de l'activité du cerveau) n'est pas plat. Il démontre une activité cérébrale

 

- coma dépassé ou mort cérébrale :

l’E.E.G est plat. Le cerveau est mort. Les fonctions vitales sont maintenus artificiellement.

A ce moment les médecins peuvent demandés si le patient est donneur d'organe.

 

 

Info

Il existe d'autres classifications de l'inconscience, notamment lors d'un traumatisme cranien

voir la classification de Glasgow

 

 

Pupilles


 

Le diamètre des pupilles varie en fonction de la lumière (comme le diaphragme d'un appareil photo) : légèrement dilaté dans la pénombre,très petit sous forte lumière.

Mydriase

 

C'est la dilatation complète.

Elle est d'un côté (unilatérale) droite ou gauche lors d’une destruction d’une partie du cerveau ou bilatérale comme dans l’arrêt cardiaque (mais toujours tout de suite).

Myosis

C’est l’inverse, la contraction est totale. Un drogué est souvent dans ce cas

 

Voir détail Module Maladie

 

Réponse motrice ou recherche de paralysie


 

On évalue la motricité des membres supérieurs et inférieurs en demandant au malade de remuer les doigts, les orteils et de serrer la main.

S'il ne répond pas aux ordres, on stimulera en "faisant mal" pour voir s'il rejette votre main.

 

Une  hémiplégie, c’est la paralysie de  la moitié du corps à droite ou à gauche.

 

Une paraplégie, c'est la paralysie des 2 membres inférieurs (avec souvent perte de la sensibilité et ouverture des sphincters urinaires et anale, c'est-à-dire une incontinence).

 

Une tétraplégie, c'est la paralysie des 4 membres.

 

 

Notes

L'hémiplégie est la paralysie de la moitié du corps

La mydriase est la dilatation des pupilles

Le myosis est l'état où les pupilles sont serrées, (un petit point, ou dit : 'ponctiforme")

Le coma est l'état d'inconscience