Administration

 

 

Déontologie


 

Les ambulanciers sont des professionnels de la santé, et à ce titre, et comme tous ces professions, doivent respecter des règles de déontologie.

 

Définitions


 

La déontologie se définit comme la science des devoirs dans l’exercice de la profession.

La maladie attribue des droits au malade et des devoirs à l'ambulancier.

C'est l'ensemble de règles qui régissent les rapports entre les personnes à l'intérieur de la profession, avec les médecins, les soignants et les malades.

L'éthique concerne plutôt la morale.

Les médecins ont un code de déontologie qui est écrite et fait force de loi.

Il n'y a pas de code de déontologie de l'ambulancier, mais un ensemble de règles qui lui sont applicables et ont valeur légale.

 

Règles


 

La déontologie est:

- contraignante pour l'ambulancier

- rassurante pour le patient et l'ambulancier

 

Règles de droit

Elles sont écrites et se rattachent à des obligations.

 

Il faut respecter la loi comme :

Réglementations

  • le code du travail
  • la loi sur les sociétés
  • les réglementations sociales
  • les réglementations fiscales
  • l'agrément
  • la convention avec l'assurance maladie
  • le code de la route
  • le secret professionnel

Règles pénales

  • non assistance à personne en péril
  • mise en danger d'autrui
  • coups et blessures involontaires
  • violation du secret professionnel
  • exercice illégal de la médecine
  • faux en écriture, compérage et dichotomie

Règles d'usage

Elles sont non écrites, et se rattachent à la notion de devoirs.

Politesse, courtoisie, amabilité

Ce sont les mêmes règles que celles que tout à chacun devraient respecter dans sa vie quotidienne.

Elles sont indispensables aux bonnes relations avec les particuliers, les patients, les collègues de travail.

Présentation, Tenue

Elle doit s'adapter à l'exercice de la profession.

Elle est conforme à ce que l'on est en droit d'attendre d'un ambulancier comme une blouse blanche avec des chaussures propres.

Hygiène de vie

 corporelle, vestimentaire et alimentaire

Revoir tenue et hygiène de vie

Discrétion

dans le comportement.

Avoir un mode de vie discret, sans exubérance

Conscience professionnelle

Il faut avoir la volonté de bien faire son travail.

 

Connaissance de la réglementation

 On ne peut exercer correctement sa profession qu'en connaissant les règles qui la réagissent. C'est utile pour informer les patients des démarches à suivre, ainsi que pour remplir les formalités nécessaires à la prise en charge des transports.

 

 

Notes

Sur le long terme, le respect de la déontologie est "payante".

 

 

Info

« Haro sur les ambulances »  Le Parisien, Le 05 02 2010

Le Parisien constate en effet que « de plus en plus de patients dénoncent des dysfonctionnements et réclament plus de règles et de contrôles pour les ambulanciers », une « profession paramédicale peu réglementée ».
« Formation et salaires minimalistes, horaires à rallonge, contrôles timides des autorités sanitaires… Les 50 000 ambulanciers privés […] travaillent souvent dans des situations rocambolesques », poursuit le journal.
Le Parisien livre le témoignage de proches de patients, ainsi que d’un ancien ambulancier, qui déclare :
« Quand j’ai commencé, je n’avais même pas mon brevet de secouriste. C’était un stress permanent : on ne savait jamais à quelle heure on allait finir, aucune considération de nos patrons […]. Des ambulanciers n’ont pas la vocation. J’en ai côtoyé un qui ne faisait ça que pour s’amuser à conduire vite ».
Le quotidien interroge Thierry Schifano, président de la Fédération nationale des transporteurs sanitaires, qui « défend l’honneur de sa profession » : « Il y a 1 à 2% d’ambulanciers privés qui ne respectent pas les règles, et nous les sanctionnons ».
Le Parisien remarque toutefois qu’« il n’y a aucun chiffre sur les sanctions appliquées. Le ministère de la Santé affirme que les Ddass effectuent des contrôles réguliers, […] mais ne peut fournir aucun chiffre non plus ».
Le journal s’interroge : « A quand une certification ? », et fait savoir que le député Gaétan Gorce « vient de poser une question écrite à Roselyne Bachelot » sur le sujet. « Il y «attire l’attention de Mme la ministre sur la question de la qualité du transport des personnes particulièrement vulnérables» », relève Le Parisien.