Sécurité du transport sanitaire

 

 

Conduite automobile


 

Répercussion du transport sur l'organisme


 

 

Le transport retentit sur l'organisme.

Si on ne fait pas attention, il risque d'aggraver la situation clinique surtout en cas de détresse circulatoire.

Vitesse

La conduite est lente, régulière, souple sans décélération ni accélération.

En effet un malade en collapsus est aggravé par le transport car une brutale décélération peut faire migrer le sang vers les extrémités du corps entraînant parfois un arrêt du cœur par désamorçage de la pompe cardiaque. Dans les courbes à forte vitesse, il apparaît une force qui tend à éloigner: c'est la force centrifuge. Elle entraîne, elle aussi, des mouvements des organes et du sang.

Il ne faut donc pratiquement jamais utiliser le frein et préférer le frein moteur, débrayer lentement, et ralentir dans les courbes.

Plus que la vitesse, c'est les variations brusques qui sont néfastes: accélération et décélération.

Vibrations

Toute secousse est néfaste comme une suspension défectueuse, une route en mauvais état, ou une vitesse excessive.

Elle aggrave la douleur des fractures, surtout peu immobilisées.

Elle peut entraîner un réflexe dit vagal avec ralentissement important de la fréquence cardiaque.

Il faut donc bien immobiliser les fractures et prendre des routes peu accidentés et en bon état.

Bruits

Ils aggravent le stress et le choc même chez les malades supposés inconscient.

Il accélère la fréquence cardiaque et respiratoire.

Il augmente la sensation de fatigue du patient mais aussi de l'équipage.

L'avertisseur sonore sera utilisé avec modération et uniquement lorsqu'il est nécessaire.

 

Température

Hiver

Le véhicule est chauffé au préalable.

Le malade est souvent peu couvert.

Le moindre frisson chez un cardiaque est très mauvais puisqu'il fait travailler plus le
cœur.

Eté

La climatisation est indispensable. Le véhicule ne doit pas stationner au soleil

 

Altitude et variations

Les variations d'altitude sont mal supportées par les insuffisants respiratoires et cardiaques.

Il faut donc privilégiés les routes à faible pente ou faire un détour pour éviter un col.

Les descentes se  feront lentement, voire par paliers.

 

Mal des transports

Certaines personnes vivent mal le transport quelque soit son mode. Souvent rien que d'y penser, ils ont déjà les signes avant !

Il est favorisé par la chaleur, le confinement et les mouvements réguliers ou oscillants ainsi que les vibrations.

Surtout le malade doit avoir un repère visuel stable, ce qui n'est pas le cas s'il est allongé.

Il est plus fréquent chez l'enfant (2 à 12 ans) et le vieillard.

Il se traduit par :

  • nausées et vomissements

Des sacs seront prêts pour les vomissements.

 

La prévention repose sur :

les longs transports des anti nauséeux sont utilisés, sur prescription médicale mais font dormir donc pas toujours recommandés chez les personnes fragiles.

Si non le psychique jouant beaucoup, le fait de rassurer, de parler, de détourner l'attention sont très efficaces.

Le transport demi assis avec vue sur l'extérieur est très utile pour fixer une ligne droit à l'horizon dans le paysage.

On doit baisser la température, aérer voire faire des pauses avec sortie du patient.

Déconseiller de lire pendant le trajet

 

 

Conseil

Plus que la vitesse, ce sont les variations brusques qui sont néfastes