Ergonomie: Installation

 

 

Installation au lit


 

Lorsqu'on allonge une personne, on parle de décubitus.

 

Décubitus dorsal


 

Les personnes en fin de vie plus ou moins conscient, les malades de réanimation seront installés à plat dos, tête relevée.

Le lit est souvent protégé en dessous avec un matelas anti escarres dit alternating.

Les pieds seront installés à 90 °.

L'intérieur des genoux ne se toucherons pas au besoin on intercalera un oreiller.

Les talons seront dans le vide, sans appui.

Les coudes n'appuieront pas sur un plan dur et un malade immobile aura les mains en supination (paume vers le lit) légèrement surélevés avec un oreiller.

C'est une position de repos.

On rajoutera une position demie assise lors de l'éveil et chez les malades cardiaques ou respiratoires.

 

 

Décubitus ventral


 

Le malade repose sur le ventre (position que le malade prend spontanément lorsqu'on lui demande de se mettre sur le dos.)

Elle est exceptionnelle dans les abcès de fesse par exemple.

Un oreiller sera posé en dessous sur le thorax ou sous les 2 épaules afin de permettre chez certains patients une meilleure respiration.

 

 

 

Attitudes vicieuces


 

Elles apparaissent lors d'une mauvaise installation du malade sur le lit, le brancard ou le fauteuil.

C'est aussi le malade qui se met spontanément dans une mauvaise position pour éviter la douleur.

Les conséquences à moyen terme sont l'ankylose, la déminéralisation de l'os (ostéoporose), l'arthrose, les rétractions des tendons et la fonte des muscles (amyotrophie).

 

Ankylose


 

Une articulation qui ne bouge pas s'enraidit.

Il faut régulièrement mobiliser avec douceur.

L'aide d'un kinésithérapeute sera la bienvenue.

 

 

Equinisme


 

C'est l'hyperextension  du pied sur la jambe.

À la marche, la personne ne peut plus prendre appui et donc marcher.

Il faut maintenir le pied à 90° dans le lit.

 

 

Rétraction des nerfs


 

Les tendons se contractent, car il n'y a plus de tonus de base. C'est le cas lors d'une paralysie comme l'hémiplégie. Les articulations se fléchissent. Il faut donc mobiliser en permanence les articulations.

 

Rotation


 

Le pied peut aussi tomber vers l'extérieur.

 

 

Compressions des nerfs


 

Les nerfs passent dans des zones d'appui ou dans des gouttières des os.

Il faut éviter qu'ils soient comprimés longtemps.

Dans ce cas des fourmillements apparaissent appelés paresthésies, des engourdissements.

Cela peut survenir aussi pendant le sommeil avec un bras en l'air par exemple.

Les zones à risques sont le coude, l'épaule.

 

 

 

Instllation d'un hémiplégique


 

La paralysie de la moitié du corps survient après un accident vasculaire cérébral (A.V.C.)

Ce patient a besoin de séances rapprochées de kinésithérapie.

Le membre paralysé est en rétraction.

La marche est difficile.

Il faudra donc s'aider d'appareillages et l'ambulancier aidera l'hémiplégique dans ces déplacements.

On se renseigne sur les possibilités du malade et sur ses capacités de déplacement.

Même s'il ne peut pas parler il peut comprendre vos paroles ou lire sur un papier.

Il faut donc expliquer au malade toutes les manœuvres à pratiquer.

Il sera installé sur un drap propre, lisse, maintenu au sec, couché sur le côté sain en protégeant ses talons et coudes en cas d’escarres. Le membre supérieur sera surélevé et on ne tirera pas dessus. Son membre ne sera pas coincé. Il sera mobilisé régulièrement et on stimulera les zones de compressions

Pendant le transport on notera sa conscience et sa ventilation. La prise de la tension artérielle est utile pour un transport prolongé. Les perfusions et sonde seront vérifiées.

Pour une simple hémiplégie à mobilité réduite, il faut s’assurer le soutien et le maintien du malade pour éviter la chute, en se maintenant en permanence au contact du malade (bloc hanche-cuisse-genou ) et en le soutenant.

 

 

 

Répertoire

Sur le dos : décubitus dorsal

Sur le ventre : décubitus ventral