Principes de manutention
Préparation
Il faut savoir anticiper. Le geste à effectuer et la charge seront évalués. On réunira près de soi, ce dont on peut avoir besoin.
Environnement
On enlève tous les obstacles sur le parcours et les bibelots fragiles qui peuvent tomber. Tout autour la zone est dégagée. On vérifiera que le sol n'est pas glissant. Si la zone est sombre, on essayera de trouver un moyen pour s'éclairer. Les passages difficiles et étroits sont repérés et on notera dans les immeubles si l'ascenseur marche et s'il est suffisamment large, sinon est-il possible de descendre en chaise ? Le lit est à bonne hauteur. Les lits à l'hôpital ont un moteur électrique avec une télécommande.
Le malade
Poids On jugera du poids approximatif du patient.
Etat clinique Il faut connaître la maladie ou le bilan des lésions traumatiques (fractures) pour éviter tout geste dangereux envers le malade et les positions permises. - A-t-il des escarres ? - Est-il hémiplégique ? Une mauvaise manipulation risque d'entraîner des douleurs et aggraver les lésions. L'état clinique, surtout circulatoire doit être stable avant toute manipulation. - Peut-il marcher ?
Appareils On vérifiera s'il est appareillé : sonde urinaire, à oxygène, perfusion, redons, attelles, plâtre…car lors du transfert, on peut arracher les tuyaux. Certains malades ont à domicile des appareils particuliers notamment pour l'apnée du sommeil. Dans ce cas l'appareil suivra le patient dans son sac de transport.
Il fera attention au risque de luxation des prothèses de hanches surtout récentes.
Attention certains appareils comme le respirateur artificiel demande un accompagnement médical obligatoire. Certains pousses seringues utilisent des médicaments puissants et dangereux qui nécessitent un accompagnement médical ou infirmier.
Techniques générale de manutention
Contact avec le malade
Rassurer Il a peur, notamment de la chute avec risque de fracture.
Aide du patient (Participation) Il est important qu'il puisse comprendre l'aide que l'on va lui demander. Il faut communiquer. Parle–t-il le français, est-il sourd ? aphasique ? Si le patient ne peut pas aider, le déplacement est passif et l'ambulancier supportera la totalité du corps. Il faut bien indiquer au patient tout ce qu'on attend de lui, plutôt qu'un ordre, il faut lui détailler les mouvements qu'il doit accomplir comme de plier les jambes pour faire appui sur les pieds afin de soulever les fesses. Le malade a besoin d'appui, c'est pourquoi il risque de vous agripper brutalement au niveau de votre cou. Pour l'éviter, demandez-lui de s'accrocher d'abord à vous au niveau de la taille ou des épaules. La motivation du patient est essentielle pour la bonne réussite de la manœuvre.
Prise d'appui du malade Il y a des zones du corps solides comme les ceintures scapulaires (épaule) et pelviennes (hanche). On peut donc prendre prise à ces niveaux mais jamais en tirant.
Mobilisations interdites Il ne faut jamais tirer sur un bras hémiplégique car l'épaule n'est plus protégée par ses muscles et toute traction distend les ligaments irrémédiablement, ce qui est responsable de douleurs très vives.
Prévention d'escarres Grâce à une bonne position et un linge propre, il évitera les escarres
Douleur Elle sera écouter et pris en compte en utilisant des positions antalgiques
Aide
en personnel On demandera de l'aide des soignants à l'hôpital et de la famille à domicile. Pour les cas très difficiles: obésité exceptionnelle, escalier étroit, l'aide des sapeurs pompiers sera la bienvenue, mais sans abusé et non pas pour pallier un manque en personnel.
en matériel On peut se servir d’aides: alèze, drap permettant de faire glisser, pivoter plutôt que lever. Le matériel est vérifié avant le transport et surtout connu ( fonctionnement des freins, des positions proclive, déclive et relevage de la têtière). Mais sur le plan propreté, il est préférable de prendre uniquement le patient sans ce qu'il y a en dessous! Un lit électrique dont la hauteur est variable ainsi qu'une potence seront utiles. La planche de transfert est un excellent matériel qui permet de faire glisser plus facilement le malade du brancard au lit ou vice versa.
L'ambulancier
Tenue Il utilisera des vêtements amples, des chaussures plates et antidérapantes et les cheveux longs sont protégés. Les ongles seront courts et propre et surtout les mains seront lavés et les avant bras dégagés. (tenue à manches courtes) et sans montre, ni bijoux. Il ne portera pas d'objets que le malade pourra attraper comme une cravate !
Conditions physiques Il doit être ne forme et non malade
Verrouillage du dos
Le travail se fait avec la force des cuisses Les gestes sont synchronisés avec blocage de la respiration pendant l'effort. Ainsi les prises seront solides et non douloureuses avec un dos droit, la charge près du corps.
Coordination Il faut savoir travailler en équipe. Quand on soulève le malade, il faut coordonner les mouvements donc compter 1, 2, 3 et soulever au commandement, par ex. Quelqu'un doit commander et donner des ordres précis d'une voix forte et ferme. S'il a besoin d'aide extérieur, il doit au préalable expliquer au personnel ce qu'il souhaite en utilisant un langage pas trop technique et avec diplomatie. Il faut positionner chaque intervenant afin d'éviter qu'ils ne se gênent pas entre eux.
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