Bilan :Principes de base
Sauf cas particulier, il est pratiqué sur place sans déplacer l’accidenté. Il est rapide et précis. L’environnement est peu propice : affolement, cris...Il faut donner confiance à l’accidenté et imposer son autorité à ceux qui l’entourent.
L’ambulancier doit demander à plusieurs personnes de faire la chaîne pour écarter les curieux. Il faut obtenir un espace libre autour du blessé et empêcher la bonne volonté intempestive de personnes incompétentes de se manifester.
Le bilan doit suivre un ordre précis et doit rechercher en priorité les signes vitaux d'une détresse grave: cardiaque, circulatoire ou respiratoire.
La méthode d’examen le plus simple est l’observation du visage qui en quelques secondes donne une première impression:
1 er temps
Cet examen est très rapide (quelques secondes), à la recherche d'une grave détresse, nécessitant des gestes immédiats de secourisme et de réanimation. C’est un simple coup d’œil mais en professionnel. C'est important surtout si il y a plusieurs blessés car il faudra bien hiérarchiser les gestes de tous les blessés en attendant du renfort.
2 ème temps
Ensuite il faut étudier les organes indispensables à la vie que sont la conscience, la respiration, la circulation, avec prise des constantes habituelles : pouls, TA, fréquence respiratoire ... Sans attendre si une détresse est constatée, des gestes sont pratiqués notamment de prévention comme la mise en position latérale de sécurité si on découvre une inconscience.
3 ème temps
Ce n'est qu’après avoir constaté qu’il n’y avait rien de grave que le bilan est complété chez un blessé par l'inventaire des lésions (plaies, fractures...) , et les circonstance de l’accident
Bilan vital
Bilan d'extrême urgence
Il faut répondre à 3 questions:
Ce bilan permet de rechercherr:
- l'arrêt cardio-respiratoire ou état de mort Inconscience -->Respiration nulle -->Pas de pouls carotidien
- l'arrêt respiratoire isolé Inconscience-->Respiration nulle-->pouls carotidien +
Si aucune urgence vitale n'est notée, l'examen du malade est complété.
Recherche d'une détresse
En dehors de l’arrêt cardio-respiratoire immédiat souvent irréversible, quels sont les situations graves que l’on peut rencontrer.
Détresse respiratoire La respiration est difficile, superficielle et encombrée. Le blessé est souvent inconscient. La cyanose et les sueurs confirment l’asphyxie. Les voies aériennes sont dégagées à la recherche d’un corps étranger, puis le pharynx sera libéré des sécrétions par aspiration, et de langue par mise de la tête en hyperextension. Il reçoit de l’O2au masque.
Inconscience Il ne répond plus aux questions, voire aux stimulations. Après avoir vérifié la présence d’un pouls carotidien et l’absence de détresse respiratoire, on recherchera une paralysie ou une mydriase. Il sera oxygéné et mis en PLS.
Etat de choc Le blessé est pâle, angoissé, a soif. Son pouls est filant et sa tension est basse voire imprenable. Il faut rechercher une hémorragie externe comme une plaie artérielle qui saigne en jet pulsatile et rouge vif. Il sera rassuré,réchauffé, oxygéné et l’hémorragie est comprimée. Malgré sa soif, aucune boisson ne sera administrée. Si la détresse est dramatique, les 2 membres inférieurs seront soulevés (véritable transfusion sanguine) et seront maintenus dans cette position jusqu’à l’arrivée du médecin.
Etat rassurant Le blessé est conscient et répond aux ordres simples. La ventilation est régulière, ample et sans bruits. Sa peau est chaude rose et sans sueurs. Le pouls radial bien frappé, régulier à une fréquence entre 70 et 120. Mais il y a des pièges comme une tension normale ou élevée alors qu’il saigne…
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