Malade porteur d'une sonde d'oxygène
L'oxygénothérapie consiste à donner au malade plus de 21% d'oxygène.
Types de sonde
Il s'agit de méthodes d'inhalation car le malade respire spontanément. (Contrairement à l'insufflation, où on ventile le balade avec un ballon BAVU)
Sonde à O2 Elle consiste à introduire par le nez une sonde jusqu’au pharynx. Mais il y a risque, lors de l’introduction nasale d’un saignement abondant. C’est pourquoi, elle doit être posée par un médecin ou une infirmière.
Masque Le plus efficace en dehors de l'hôpital. C’est la meilleure méthode pour les urgences et les ambulanciers pour les transports primaires. Il fournit une concentration d’O2 supérieure aux lunettes et aux sondes nasales. Mais le malade a parfois la sensation "d’étouffer" sous le masque. Le masque transparent est appliqué par un élastique sur la face du malade. Le haut du triangle du masque sur l'arête du nez. Des trous de chaque côté permet au gaz carbonique de sortir. La concentration d’O2 délivrée est de 35 % pour un débit de 6 l/ mn et peut aller jusqu'à 55 % pour un débit de 10 l/mn. Le médecin peut y adjoindre un dispositif de nébulisation pour administrer des médicaments (pour l'asthme, par ex.).
Avant le transport
Matériel fonctionnel L’ambulancier doit vérifier que les bouteilles d’O2 sont pleines, que le manodétendeur fonctionne bien sans fuite sur la robinetterie.
Calcul de l'autonomie Il est important avant de débuter un transport particulièrement long, de savoir si on dispose suffisamment d’O2. Par ex. si le débit prescrit est de 3 l par minute, au bout d’une heure on aura consommé 3 l*60 minutes = 180 litres. Par sécurité, on rajoute une marge de 10 à 20 %. Pour connaître la durée de l’autonomie de l’ambulance, il suffit de diviser le nombre de litres disponibles par le débit utilisé. Par ex : Bouteille pleine de 2,5 lsous 200 bars contient 2,5 *200 = 500 l, soit pour un débit 10 l/mn -> 500 l/ 10 = autonomie de 50 mn
Le transport
Débit Il faut respecter la prescription médicale inscrite sur l’ordonnance, si non: - Débit faible de 0,5 l/ mn pour un Insuffisant respiratoire chronique vrai - Dans le doute : 3 l/mn pour un enfant ; 15 l/mn pour une adulte, en fait le maximum que le malade peut supporter.
Surveillance Le débit sera constamment contrôlé, ainsi que la bonne position de la sonde ou du masque. Le patient doit être calme mais conscient, rose, sans sueurs ni toux. Tension, fréquence respiratoire et cardiaques sont stables. Tous les paramètres sont notés sur une feuille de surveillance.
Complications Si un arrêt survient, la sonde d'oxygène et toute méthode d'inhalation ne sertplus à rien puisque le soufflet respiratoire ne fonctionne plus. Il faudra donc insuffler avec un ventilateur de premier secours enrichi en O2, complété par un massage cardiaque externe s’il n’y a pas de pouls carotidien.
Après le transport
Il faudra : - noter l'oxygénothérapie et son débit sur la feuille de surveillance - ranger le matériel - remplacer les bouteilles vides
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