Surveillance pendant le transport

 

 

Elements de surveillance


 

Le feu vert sera donné à l’ambulancier pour le transport que si l’état clinique du patient est stable et satisfaisant.

Donc les éléments du bilan sont là pour vérifier que la situation est stable.

Si malheureusement la situation reste grave ou  s’aggrave, l'ambulancier reste sur place ou s'arrête en attendant l'ambulance de réanimation médicalisée (S.M.U.R.).

On doit rechercher en permanence des signes d'alerte.

La meilleure surveillance est visuelle avec un des membres de l’équipage toujours présent avec le malade dans la cellule sanitaire.

Au minimum un bilan complet sera effectué:

  • juste avant le départ,
  • à intervalles réguliers pour les paramètres vitaux : conscience, pouls, tension, fréquence respiratoire
  • à l’arrivée en commun avec l’équipe soignante (transmission des informations)

Tous ces éléments seront consignés sur la feuille de transport en oubliant pas de noter les heures exactes.

Le double de cette feuille sera conservé par l'ambulancier.

Toute aggravation nécessitera l’appel radio au centre 15.

 

 

Conseil

La meilleure surveillance est visuelle avec contact permanent avec le patient.

PAS de patient seul à l'arrière du véhicule.

Il faut régulièrement renouveller le bilan avec prise des constantes vitales.

 

 

Les principaux éléments de surveillance concernent:

 

Etat neurologique


 

Le malade doit rester calme et conscient, répondant parfaitement aux questions.

 

 

Révisions

bilan neurologique

détresse cérébrale

 

 

Angoisse, agitation, bâillement sont des éléments d’alerte qui doivent inquiéter et demande de pratiquer un bilan détaillé.

Le malade peut exprimer une douleur, des nausées, une sensation de malaise.

 

 

Attention

un malade qui ne dit rien a peut être une hémorragie grave interne.

 

 

L'état de choc ne s'exprime pas, mais si vous êtes attentif , il y a des petits signes: pâleur, baillement, pouls rapide, puis des sueurs....

 

 

Etat respiratoire


 

Le malade doit respirer normalement à un rythme normal (12 à 16 par minute) avec une amplitude suffisante.

Si une détresse survenait, il faudra noter toux, bruits et faire une relation avec une cyanose, des sueurs, une tachycardie, hypertension, agitation ou troubles de la vigilance. Tous ces signes peuvent être les témoins d’une asphyxie (hypoxie-hypercapnie).

 

Révisions

bilan respiratoire

détresse respiratoire

 

 

Etat cardio-circulatoire


 

Pouls et tension artérielle seront pris à intervalles réguliers.

Une douleur d’origine cardiaque sera reconnue avec sa constriction broyant la poitrine comme un étau et son irradiation dans l’épaule et le bras gauche.

Des signes d'état de choc seront régulièrement recherchées

 

Révisions

bilan cardiaque  ou circulatoire

détresse circulatoire ou cardiaque

 

 

Consignes et procédures


 

Circonstances


 

Domicile

 

Visite médicale

Avant le départ de son domicile, le malade aura, parfois été examiné par son médecin traitant, le médecin de garde ou un spécialiste des urgences comme « SOS médecins ».

Si une hospitalisation est prévue, une ordonnance a été faite avec une prescription notant le type de transport (VSL ou ambulance) et quelques consignes comme le transport sous oxygène.

 

Relais véhicule premier secours ou SMUR

L'ambulancier intervient à la demande des secours publics (Pompiers, SMUR) pour un transport d'une personne en état stable.

Les transmissions sont faites avec le médecin ou le chef du véhicule. Une feuille d'intervention est jointe.

Transport secondaire

A l’hôpital ou en clinique, il est plus rare que les consignes soient notées par écrit ce qui est dommage. Il faut user de diplomatie pour que tout soit correctement transcrit.

 

Consignes habituelles


 

Position

Parfois une autre position que demi-assis est demandé notamment pour éviter les douleur.

 

Transport sous oxygène

Une oxygénothérapie continue à l’aide d’une sonde ou d’un masque est parfois nécessaire.

L’infirmière vérifiera la position de celle-ci avant le transport.

 

Consignes mauvaises


 

 

On ne peut pas demander à l’ambulancier des soins qui ne sont pas de son ressort.

 

S’il peut transporter un malade perfusé, porteur d’une sonde urinaire ou gastrique, il ne peut pratiquer ou surveiller des soins en cours comme une transfusion, ou l’utilisation par pousse seringue de médicaments puissants ou d’injecter un médicament à une heure donnée. Dans ce cas, une infirmière doit accompagner le malade.

 

Pour les patients dont l’état clinique est instable avec une détresse d’une grande fonction vitale, le transport sera médicalisé avec un S.M.U.R.

 

 

Attention

L'état clinique d'un malade est évolutif, d'où les bilans répétés