Immobilisation
(Les détails seront étudiés dans le chapitre Traumatologie)
Pourquoi ?
Toute suspicion de fracture doit être provisoirement immobilisée pour lutter contre la douleur. L’intensité de la douleur (traumatisme) peut retentir sur:
On peut avoir une bradycardie voire un arrêt (heureusement provisoire, le coeur repart tout seul rapidement). C'est le malaise vagal.
Une pâleur, des sueurs, des pseudo signes de choc (choc traumatique)n peuvent apparaître. L'immobilisation évite que la fracture abîme un vaisseau et surtout un nerf. Les secousses du transport n’arrangeront pas les choses !
Immobilisation du membre supérieur
Elle est réalisée, soit avec une écharpe avec une planchette matelassée pour le poignet et la main. Une attelle à dépression immobilisera l’avant bras.
Immobilisation du membre inférieur
Immobilisation du rachis cervical
Un collier cervical permet d’immobiliser correctement le cou.
Retrait d'un casque
Il sera retiré si: - l'accès des voies aériennes est nécessaire lors d'une obstruction - prise en charge de la ventilation lors d'une détresse respiratoire ou d'un arrêt cardio-respiratoire - devant la suspicion de traumatisme du rachis afin de poser le collier
Après avoir relevé la visière, puis couper la sangle de la mentonnière, on retire le casque en tractant celui-ci vers le haut en se positionnant au dessus de la tête de la victime. On maintiendra la tête en légère traction avec une main soulageant le cou.
Immobilisation du rachis
Il ne faut jamais plier la colonne en avant et transporter en saisissant sous les aisselles et les genoux. La mobilisation doit se faire toujours en traction (tête-pieds ou tête-bassin) pour garder le rachis en rectitude (la tête, le cou et le tronc doivent être dans un même axe) avec en plus une légère traction de la tête. L’immobilisation est systématique par matelas coquille . Cette immobilisation n’empêche absolument pas la position latérale de sécurité chez le blessé inconscient.
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