Alerte

 

 

Appel  


 

Qui doit appeler ?


 

L'ambulancier peut provoquer l'appel, en tant que témoin ou lors de la demande de renfort, devant un état grave.

 

Mais il peut aussi recevoir l'appel directement ou par l'intermédiaire d'un organisme de secours.

 

Porter secours est non seulement un devoir moral mais aussi une obligation juridique.

(article 223-6 du code pénal: non assistance à personne en danger).

 

Un appel téléphonique ou un message radio correct améliorera les chances de survie d'une personne en danger.

 

 

Attention

L'ambulancier doit porter secours, même s'il transporte un malade, d'autant qu'il est un professionnel et il connaît bien la conduite à tenir.

 

 

Par quel moyen ?


 

 

Dans la majorité des cas il s'agit d'un appel téléphonique.

En cas d'accident, sur les grands axes routiers ou autoroutes, il y a des bornes d'appel d'urgence reliées à la gendarmerie.

L'ambulancier peut demander de l'aide par radio.

Le développement des téléphones portables simplifie  la procédure.

 

 

Quand ?


 

Toujours après avoir protégés les lieux du sinistre.

 

L'alerte suit en théorie, mais pour obtenir le renfort le plus adapté à la situation, il est préférable d'évaluer avant les problèmes spécifiques de type incarcération, le nombre de blessés et leur gravité (approximative dans un premier temps).

Ce délai sera le plus court possible.

 

Il sera toujours possible, dans un deuxième temps d'affiner le bilan et de revenir sur la gravité supposée des blessés ou des malades et de transmettre au centre 15.

 

Qui appeler ?


 

Pour les accidents

Plutôt que le 17 ou le 18, l'avantage de l'appel au Centre 15 ou au SAMU est d'avoir au téléphone un médecin, seul apte à juger de la gravité de la situation. Il peut ainsi envoyer les secours les plus appropriés et, éventuellement, de donner des conseils en attendant.

 

Le principe est de:

Protéger --> Alerter --> Secourir (P.A.S.)

 

La loi fait obligation d’une interconnexion entre les centraux téléphoniques des pompiers, de la gendarmerie ou de la police .

Le centre de réception des appels des pompiers a parfois une régulation médicale comme à Paris.

 

Pour les domiciles

 

 

La logique est d'appeler le Centre 15 ou le SAMU, même s'il n'existe pas de signe de gravité.

 

Pour l'europe il s'agit du 112.

 

L'interrogatoire du médecin régulateur permettra d'éliminer une urgence grave nécessitant l'envoi d'une ambulance de Réanimation (ou S.M.U.R.).

Si l'urgence est minime, un médecin de ville de garde, voire le médecin traitant sera appelé. Si un transport, sans soins de réanimation, en clinique ou en hôpital est nécessaire, une ambulance légère agrée sera appelée. Il est risqué d'essayer d'appeler en premier son médecin traitant ou une société d'ambulances. Si l'état clinique n'est pas grave, c'est certainement la meilleure solution mais peut-on toujours juger de la gravité ?

 

 

 

 

 

 

Prenons un exemple :

Une violente douleur thoracique apparaît chez un homme de 40 ans. Il ne prend en général conscience d'une "certaine gravité" qu'au bout de x min.

 

Puis l'entourage cherche à joindre leur médecin traitant ou un médecin de garde. Celui-ci arrivera au bout de x mn sans moyens de réanimation en général.

On fera appel à une ambulance qui arrivera au service d'urgence au bout de x min puis, devant l'existence d'un infarctus du myocarde, le malade sera hospitalisé en Unité de Soins Intensifs de Cardiologie, soit de 6 à 12 heures après la douleur ! . Lorsqu'on sait que des "ratés" du cœur, parfois mortels, surviennent en général pendant les 3 premières heures, notre malade a donc eu beaucoup de chance !

 

Or avec une bonne éducation du public, reconnaissant rapidement les douleurs d'origine cardiaque, l'appel aurait été immédiat au Centre 15 avec l'envoi rapide d'un SMUR. Dès que le cardiaque est en présence du SMUR, le "moindre raté" du cœur est traité immédiatement et parfois même un traitement particulier pour déboucher les artères est institué. S'il s'agissait d'une fausse alerte le malade est confié à son médecin traitant ou adressé à un Centre de Cardiologie par ambulance légère pour faire un bilan médical approfondi. Si la situation est grave, le SMUR avec un médecin à bord ainsi que tout le matériel de réanimation " véritable hôpital ambulant " se dirigera directement vers une unité de soins intensifs, sans passer par les Urgences.

La même procédure est appliqué maintenant pour les A.V.C.

 

 

 

Que dire ?


 

S'identifier

Il faut d'abord se présenter (Votre nom  et communiquer le numéro de téléphone d'appel (afin d'être rappeler si besoin).

Par ex: "Bonjour, je m'appelle Pierre DURAND, je suis ambulancier à la société X et mon numéro de portable est le 06..."

 

 

Se localiser

On précisera  les lieux de la détresse :

- n° appartement, étage, bâtiment, n°, rue, et Ville 

le code du digicode

-  à la campagne : n° route, entre X et Y, à x km de …

 - sur autoroute : n° borne, sens de la circulation

 

Par ex. : "Je me trouve sur l'autoroute A1, au kilomètre 60, dans le sens Province (Senlis)- Paris (Charles de Gaulle)"

 

Informer sur la gravité du sinistre

On signalera plusieurs blessés ou malades, adulte ou enfant,

 

Les problèmes particuliers comme:

  • une désincarcération nécessaire
  • un incendie
  • une explosion

 

Par ex. : "Je suis en présence de deux adultes .Le chauffeur est incarcéré"

 

 

Informer sur le bilan de la victime

Le bilan doit être logique, toujours dans le même ordre et rapide avec priorité sur le cœur, la respiration et la circulation.

 

Il faut donc signaler :

  • inconscience
  • détresse respiratoire
  • détresse circulatoire

 

Par ex. : "L’enfant est inconscient, mais respire normalement".

 

 

 

Notes

Rappelons que pour l'instant il ne s'agit que d'un pré-bilan qui ne repose que sur l'observation directe: conscience ou inconscience par ex.)

 

 

Informer sur les gestes déja effectués

On signalera la position d'attente et les gestes de réanimation qui ont été pratiqués.

Par ex : "L'enfant est en PLS et reçoit en inhalation 10 l par min d'oxygène"

 

Alerte .....au Japon !

 

 

 

Points clefs

Une minute de perdue = 10 % de survie en moins !

Chance de survie x 4 si population formée en masse

 

 

Fiche technique

Attitude premiers secours

 

 

Notes

Répondre à un appel de détresse est une obligation juridique

Article 63 du Code Pénal, non assistance à personne en danger

 

 

Liens

Protection civile