Technique
Position Le patient est placé sur un plan dur et plat ou par terre.
On se met à genoux ou reste debout à coté du sujet, tout près de son thorax.
On recherche la jonction des arcs costaux inférieurs avec le sternum puis on repère l’appendice xyphoïde. La paume de la main est appliqué au niveau de la partie supérieure 1/3 inférieur du sternum, perpendiculairement à l’axe du sternum. Les pointes des doigts sont orientées du coté opposé.
Les doigts sont étendus et légèrement fléchis, ceux de la main supérieure sont également en extension. Les coudes en extension, on se penche sur le patient de façon à ce que ses épaules se situent à la verticale du point de compression sternale. C'est la paume des mains qui appuie sur le thorax.
Réalisation
Coordination Les phases de compression et de relaxation doivent avoir la même durée. La méthode consiste à compter de la manière suivante: « et 1 -et 2 - et 3...» en comptant ainsi « et» représente la phase de relaxation, «1» la phase de compression.
30 MCE sont pratiqués d'emblée puis ensuite 2 insufflations . ( Pour le premier témoin d'un arrêt d'origine cardiaque, pas d'insufflation pendant 3-4 mn en attendant le défibrillateur )
Le rythme des compressions est d'au moins 100 par mn sans dépasser 120 /mn.
Le ratio entre les compresssions et la ventilation est de 30/2. La durée des 2 insufflations est inférieur à 5 secondes. (Recommandations 2010 des sociétes savantes internationales)
Efficacité Le pouls carotidien est palpé afin de vérifier l’efficacité du MCE, puis il est palpé régulièrement sans MCE, toutes les 2 -3 mn afin de vérifier s’il y a une reprise de l’activité du cœur. Il y a recoloration de la peau, diminution de la mydriase, voire retour de la conscience. L'analyse régulière du pouls carotidien ne semble plus l'élément essentiel de la surveillance.
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