Détresse respiratoire

 

 

Asphyxie


 

Le malade respire:

  • Sentir : un souffle d'air est ressenti sur votre joue
  • Entendre:  bruit respiratoire normal ou anormal
  • Regarder: soulèvement du thorax et/ou de l'abdomen efficace ou non

Circonstances


 

Toutes les causes d'obstacle des voies aériennes sont à l’origine d’une asphyxie

Voir Détails des causes des détresses respiratoires

 

Signes


 

Au début:

La personne est consciente, angoissée (sauf si l'origine de la détresse est un coma ...)

 

Les plaintes du malade sont :

  • "je suis gênée pour respirer"
  • "j'étouffe"
  • "j'ai mal quand je respire"
  • ou il ne peut plus parler (traduisant un problème au niveau du larynx) (avec main porter à la gorge)

Il refuse de s'allonger, préfère la position assise.

 

 

Attention

Il faut ABSOLUMENT respecter ce souhait: LAISSER 1/2 assis

 

 

Il lutte de tout son corps contre l'asphyxie,

Il respire vite (Tachypnée) avec un va et vient inefficace, et une amplitude faible.

Il met en jeu tous les moyens nécessaires :

  • battement des ailes du nez,
  • tirage des muscles du cou

Il y a cyanose, sueurs, tachycardie et hypertension artérielle.

 

La tentative d'aspiration d'air sur cet obstacle entraîne un vide dans le thorax avec creusement sus claviculaire, sus sternal et intercostal.

 

A l'inspiration, le thorax ne bouge pas ou peu et l'abdomen gonfle (obstacle pharyngé ou laryngé)

 

Rappelez-vous lors de la leçon sur la physiologie respiratoire, la comparaison avec une seringue et son piston (le diaphragme).

Le vide (plutôt une pression inférieure à l'extérieur) est fait et l'air rentre.

Si vous bouchez l'embout de la seringue et que les parois de la seringue sont souples, les parois se rapprochent, se "collabent" car le vide est encore plus fort à l'intérieur.

C'est pareil lors d'un obstacle et les parties souples du thorax s'enfoncent à l'intérieur.

 

en résumé:

  • Fréquence respiratoire rapide
  • Amplitude faible
  • Cyanose, sueurs
  • Battement des ailes du nez
  • Tirage des muscles du cou
  • Creusement sus-claviculaire et intercostal
  • Balancement thoraco-abdominal
  • Bruits éventuels (Tirage)
  • Tachycardie et HTA

 

Rapidement:

La victime devient somnolente, confuse, de plus en plus cyanosée, la lutte respiratoire persiste et le cœur tient bon.

 

Dégradation:

L'inconscience est totale, le malade ne lutte plus, la respiration devient faible avec cyanose intense.

Le cœur rapidement va lâcher avec bradycardie et hypotension puis arrêt cardiaque.

 

 

Attention

Lorsque le malade épuisé, ne lutte plus les signes évidents de détresse respiratoire disparaissent remplacés par une inconscience puis une détresse cardiaque

 

 

Revoir les paramètres anormaux

Le détail des maladies respiratoires (Bilan, détresse, causes, transport) sera étudié au chapitre maladie.

 

 

 

 

 

Notes

Devant une détresse respiratoire, mais aussi devant un arrêt cardiaque, il faut rechercher un obstacle des voies aériennes.

Devant un arrêt cardiaque, il ne sert à rien de pratiquer correctement un MCE et une ventilation artificielle si l'obstacle n'a pas été retiré.

 

 

En savoir plus

  Tout sur l'étouffement (Obstruction par corps étranger)

  (Ce chapître sera enseigné plus tard pour des raisons pédagogiques)