Douleur

 

 

Définition


 

C’est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable.

La douleur est subjective, c'est-à-dire difficilement mesurable et très variable d’un malade à l’autre pour la même lésion.

Comment l’ambulancier peut-il savoir ce que ressent le patient,  ce qu'il peut supporter ?

Une douleur acceptable pour l'un sera atroce pour l'autre,elle ne se partage pas, elle ne se communique pas comme une émotion.

Mais surtout si elle est chronique et quotidienne, elle est souvent vécue avec fatalisme.

Elle est invalidante.

Il existe pourtant de nombreux médicaments et différentes techniques comportementales qui permettent de la soulager.

 

 

Fête indienne : Thaipusam

 

 

 

Type de douleur


 

La douleur est la traduction d'un message nerveux transmis par une lésion, puis véhiculé le long des nerfs par un courant électrique, des relais et des hormones.

Il gagne le cerveau où il est analysé, interprété et localisé.

Mais la sensation de douleur est variable d'un individu à l'autre surtout qu'il existe dans le corps des filtres et que nous secrétons notre propre morphine, les endomorphines!

 

 

           

 

 

Douleur aiguë


 

C'est un symptôme utile en tant qu'alarme et qui souvent disparaît avec le traitement de la cause.

Elle a un rôle de défense.

Elle oblige l'organisme à réagir lorsqu'il y a un danger.

Elle est utile lorsqu'elle permet la mise en place immédiate d'une réaction de protection.

(exemple : éviter une brûlure grave en retirant la main du feu).

Elle permet de découvrir une maladie comme un infarctus du myocarde ou ..un panaris ! (infection du doigt)

En effet devant la douleur, le patient va consulter un médecin.

 

 

                           

                                                                                                       

 

 

 

 

Douleur chronique


 

C’est l'état dans lequel une personne subit une souffrance qui persiste.

 

 

                                                

 

 

Elle est associée à plusieurs autres éléments perturbant la vie du malade comme la difficulté à s'alimenter, à marcher, à effectuer ses soins d'hygiène, à se vêtir…

Elle n'a plus le rôle d’alerte mais devient un élément négatif qui s'impose au malade, à sa famille et aux soignants.

Le malade passe de la douleur à la souffrance totale.

 

 

Conséquences


 

Douleur Tabou


 

Elle peut encore apparaître comme un sujet tabou dont on évite de parler.

Il faut l’identifier, l’évaluer,la traiter et accepter d'en parler avec celui qui souffre, aller vers lui, être présent, parler, rompre son isolement.

La présence et l'écoute ont à elles seules, auprès de celui qui souffre une fonction de soulagement.

L'âge, les facteurs ethniques, sociaux, culturels, conditionnent le vécu de la douleur, et modulent son expression.

La profession, le mode de vie, l'éducation reçue, l'entourage familial rendent plus ou moins tolérant au phénomène douloureux et là aussi en modifient l'expression.

 

Pourquoi calmer ?


 

En urgence

L’intensité de la douleur (traumatisme) peut retentir sur:

 

la fonction cardiaque

  • Tachycardie (Pouls rapide)
  • Bradycardie (Pouls lent)
    Elle peut se transformer en un arrêt (heureusement provisoire, le coeur repart tout seul rapidement). C'est le malaise vagal.

 

Info

Une forte douleur peut être à l'origine d'un malaise

 

 

la fonction  circulatoire

  • Hypertension
  • Hypotension

Pour la douleur chronique

 

Son traitement permet de traiter le manque de sommeil (insomnie), la perte de l'appétit (anorexie), la diminution de l'activité et la dépression nerveuse.

 

Mais certains patients vont refuser d'être soulagés, parce que "sentir" c'est encore vivre en gardant la sensation du corps ; parceque résister à la douleur c'est être fort ou par conviction religieuse (douleur rédemptrice en parallèle avec la souffrance du Christ).

 

Soulager le patient en fin de vie, lui permettra de mieux dormir et ainsi d'économiser ses forces, de récupérer un peu d'appétit

 

 

Notes

La douleur, ça se calme par un traitement